28 juin 2007
pour mieux connaitre la ville

Très vite Marrakech, sous l'impulsion des Almoravides, hommes pieux et austères, devint un important centre commercial, culturel et religieux pour l'ensemble du Maghreb, l'Andalousie et une partie de l'Afrique noire. Le fils de Youssef Ibn Tachfine, Ali Ben Youssef, fortifia la ville en dressant des remparts sur plusieurs kilomètres, et, en édifiant des mosquées et des médersas (écoles) qui subsistent encore de nos jours. L'Espagne musulmane exerça une grande influence sur l'architecture de la ville et vice-versa, Les deux dépendant du m ême Empire :celui marocain.

En effet, les Saadiens en grands bâtisseurs, restaurèrent les monuments tombés en ruines et édifièrent de somptueux palais, notamment le palais "Badi" construit par le Sultan Ahmed El Mansour Ed-Dahbi dit le victorieux doré, victorieux puisqu'il put battre le fort Royaume portugais lors de la bataille des trois Rois, doré en raison du commerce de l'or qu'il entretenait avec le Soudan.
Bien que complètement abandonné de nos jours, le palais "Badi" sert de cadre au célèbre et traditionnel Festival National du Folklore qui réunit, en juin de chaque année, les meilleures et nombreuses troupes folkloriques venus des quatre coins du Maroc du Maroc.
| pays | |
| Région | Marrakech-Tensift-El-Haouz |
| Province | Marrakech |
| Code postal | 40000 |
| Latitude | 31°37' N |
| Longitude | 8°02' O |
| Altitude | 466 m |
| Population | (2006) 1 036 500 hab. |
| Superficie | 6,2 km2 |
| Densité | h/km2 |
| Maire | Omar EL JAZOULI |
29 juin 2007
visite de la ville
Visite de la ville
Incontournables au sens propre, vous serez obligés de passer devant les remparts de Marrakech. En effet, la « ville rouge » tient son surnom des 19 km de muraille couleur ocre qui entourent la médina.
Etape indispensable, à faire même si vous ne restez qu’un jour : la visite des souks et de la médina. C’est ici que l’on peut vraiment sentir la magie de Marrakech. A l’intérieur de la médina, les amoureux d’architecture ou d’histoire pourront, à leur gré, visiter la superbe médersa Ben Youssef, le musée de Marrakech ou encore la Kouba Ba’ Adiyn.
La place Jemaa el Fna
Photo Jean-paul GALICHET Agrandir
Au début ou à la fin de votre visite de la médina, il faut absolument passer par la place Jema El Fnaa, véritable cœur de la ville. Très animée, la place est l’endroit idéal pour savourer un bon jus d’orange en regardant le spectacle vivant qui s’offre à vous.
A 500m de la place se dresse la mosquée de la Koutoubia, symbole de Marrakech. Plus qu’un simple minaret haut de 69 mètres, le monument est célèbre pour sa magnifique ornementation.
Au sud de la vieille ville, c'est-à-dire à 800m au sud de la place Jemaa el Fna, vous entrez dans le quartier des palais où se sont succédés les différents souverains de la ville et du royaume. A voir : le palais de la Bahia, les tombeaux Saadiens et le fabuleux palais El Badi dont il ne reste que des ruines.
Enfin, les jardins de Marrakech vous transporteront dans un monde de calme et de fraîcheur, c'est-à-dire l’exact opposé de la place Jemaa el Fna. Les deux plus beaux jardins de la ville sont le jardin de la Ménara, vieux de 800 ans et le jardin Majorelle, construit par le peintre français du même nom au début du XXe siècle.
03 juillet 2007
Transports
:: Marrakech
:: Transports
En bus
Les bus sont confortables et climatisés. Les tickets se prennent à bord, et leur prix est de 3 Dh (0,3 €) pour un trajet en centre-ville. Il y a une trentaine de lignes en tout. À noter que, si vous êtes trois, un petit taxi revient au même prix.
Voici les 4 principales :
- n 1 : de la place Jemaa-el-Fna à l'entrée de la palmeraie. Elle suit l'avenue Mohammed-V et relie la ville ancienne à la ville nouvelle (Guéliz). C'est la plus utile pour les touristes.
- n 4 : passe par le terminus de bus Sidi Mimoun (près de la place Jemaa-el-Fna, bus qui dessert la ville), la Koutoubia, l'Hôtel de Ville, Bâb Doukkala et Daoudiate.
- n 8 : de la place Jemaa-el-Fna, suit l'avenue Mohammed-V, dessert Bâb Doukkala, l'avenue Hassan-II et la gare ONCF.
- n 11 : à 200 m de la place Jemaa-el-Fna (tout près du centre artisanal), conduit aux jardins de la Ménara et à l'aéroport. Il passe par l'avenue Mohammed-V jusqu'à la poste centrale de Guéliz, suit l'avenue Hassan-II puis l'avenue Mohammed-VI (ex-avenue de France) en longeant l'Hivernage.
- Les autres lignes ne sont guère utiles pour vous.
En taxi
Ils ne sont pas moins de 2 000 à sillonner les rues de Marrakech. On les trouve un peu partout, principalement à proximité de la place Jemaa-el-Fna, le long du square Foucauld, à la gare routière et sur l'avenue Mohammed-V. Attention : la circulation est devenue interdite le long de la place Jemaa-el-Fna dès 13 h. Les véhicules les plus nombreux sont les « petits taxis » (pour la plupart des Fiat Uno ou des 205). Ils sont facilement reconnaissables à leur indication « petit taxi ». Ceux-ci ne peuvent se rendre à la périphérie de Marrakech, mais ils conviendront pour la plupart des adresses indiquées dans le guide.
- Les « petits taxis » ont tous un compteur et DOIVENT le mettre en marche. La plupart le font désormais systématiquement dans la journée. Le soir, ils se font vraiment prier. Si le chauffeur ne le fait pas machinalement, demandez-le lui gentiment. S'il refuse, faites-le arrêter et descendez. C'est tout simple. En principe, une course moyenne en ville coûte entre 8 et 15 Dh (0,8 et 1,5 €) ; c'est plus cher pour la palmeraie ou une destination périphérique.
- Les « grands taxis » (de vieilles Mercedes bien souvent) sont nettement plus chers et peuvent sortir de l'agglomération. Ils n'ont pas de compteur. Négociez la course AVANT qu'il ne démarre. Pour une course dans la périphérie, compter à partir de 30 Dh (3 €). Attention : pas mal de chauffeurs de petits et grands taxis et de calèches qui stationnent devant certains grands hôtels de Guéliz abusent carrément : prix exagérés, refus de mettre le compteur (pour les petits taxis), arrêt imposé dans une boutique.
En calèche
Pour les nostalgiques, une autre façon de se déplacer en ville, à condition de bien débattre le prix et d'en fixer le montant avant le départ. Il existe un tarif officiel affiché (parfois) dans les calèches : compter 100 Dh (9,1 €) l'heure. Bien entendu, les cochers semblent l'ignorer. Il peut être préférable de discuter un forfait pour tel ou tel circuit plutôt que de payer à l'heure. En effet, dans ce dernier cas, on se retrouve parfois avec un cheval fatigué ou rhumatisant, qui avance lentement ou qui, comme par hasard, s'arrête devant un magasin où vous êtes attendu... Cette technique de « l'arrêt au stand » semble se généraliser. Bien préciser que vous ne voulez pas d'arrêts-boutiques. Il est d'usage d'ajouter un pourboire au prix de la course.
- Station principale face au Club Med, à côté de Jemaa-el-Fna ou place de la Liberté, à la jonction des quartiers de l'Hivernage et de Guéliz.
- Nombreuses autres stations à proximité des grands hôtels. À signaler que Marrakech est l'une des rares villes du Maroc à avoir pu conserver ce mode de transport, plein de charme. On peut monter à 4 personnes.
À deux-roues
- Location de vélos : les Marrakchis en sont de fervents utilisateurs. Mais la circulation étant dangereuse, nous vous déconseillons ce moyen de transport. Si vous souhaitez cependant louer un vélo, compter en moyenne 100 Dh (9,1 €) la demi-journée. Entre autres lieux, vous trouverez des loueurs devant l'hôtel Siaha Safir (quartier de l'Hivernage).
En voiture
La circulation à Marrakech est anarchique. Il peut même arriver qu'il y ait des embouteillages les vendredi et samedi soirs aux alentours de la Koutoubia ! Sachez que malgré certaines améliorations notables, le code de la route est rarement respecté. Il faut donc souvent s'armer de patience et redoubler d'attention. Évitez absolument de pénétrer dans la médina, où les ruelles sont trop étroites : vous risqueriez de déranger ! Sinon, pas de problème, vous trouverez à vous garer grâce aux gardiens (2 à 5 Dh le jour, et environ 10 Dh pour la nuit, soit 0,2 à 0,5 € et 0,9 €). Ils dépendent de la municipalité mais ne touchent aucune rémunération. Ce qui est versé par les automobilistes leur tient lieu de salaire. Bien préciser au gardien le tarif avant de laisser votre véhicule. Certains abusent un chouia. Pas beaucoup mais un chouia !
- La fourrière (oui, cela existe et elle est très efficace !)... Il vous en coûtera une vraie amende. Pour la récupération, pas de panique. Se munir de tous les papiers du véhicule (y compris le contrat de location), du passeport, et faire une photocopie de chaque document. Se rendre ensuite au commissariat central, remettre les photocopies et le règlement de l'amende. On vous donnera en échange un « bon de sortie ». Ensuite, direction la fourrière. Donner le bon et régler les frais de remorquage, plus une taxe communale. En tout, compter autour de 500 Dh (45,5 €) pour une demi-journée.
- Location de voitures : méfiance ! Certaines agences se prétendent recommandées par le Routard. Il en existe plus de 400, et la plupart traitent en sous-location. Ne conclure aucun contrat sans avoir vu et examiné le véhicule (état des pneus, présence d'une roue de secours, du cric et d'une manivelle, fermeture du coffre, fonctionnement des feux, etc.). N'attendez pas la dernière minute pour louer votre véhicule, si vous ne l'avez pas fait par l'intermédiaire de votre voyagiste avant le départ. Pendant les périodes de pointe, comme pour les chambres d'hôtel, la demande est largement supérieure à l'offre. Les loueurs n'hésitent pas alors à faire venir de Casablanca, de Rabat ou de toute autre ville, des véhicules en état douteux pour ne pas manquer des locations et les louer à des tarifs astronomiques.
Pour info, la location (sur plusieurs jours) d'un petit véhicule (catégorie A) doit coûter en haute saison entre 300 et 350 Dh (30 à 35 €) par jour, avec les assurances. En dessous, ça cache forcement une entourloupe !
le menara
Marrakech ne serait pas aussi belle sans l'eau.
Et c'est justement l'eau que les Almouravides, fondateurs de la ville, cherchèrent en premier lieu.
Des eaux de l'oued Tensift, qui délimitent La Palmeraie et les 350 puits reliés entre eux par l'incroyable réseau des khttara, les canaux souterrains qui fonctionnent encore de nos jours, est arrivée la richesse qui a permis à cette ville aux confins du désert et des sables brûlants, de défier la soif, de donner le départ à différentes activités telles que celle du cuir, des tanneries et des teintureries, et de se doter de splendides jardins, plein de plantes de toutes espèces, de bassins monumentaux et de fontaines comme celles de Sidi El Hassan ou Moussain. La Menara, à l'ouest, est un ensemble de différents jardins qui s'étend sur une surface de 1200 mètres de longueur sur 800 de large, protégé par un entourage en terre battue longue de 4 km Le grand bassin central, qui forme presque un lac, a 150 mètres sur 200, et fut réalisé au XIIe siècle par les Almohades. Par la suite, les Alawites, succédant aux saâdiens, donnèrent la touche finale à cette installation, surtout en la personne de Sidi Mouhammad ben Abd er-Rahman, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jardin possède spécialement des oliviers et, non loin du grand bassin central où arrive toute l'eau du canal se trouve un pavillon caractéristique d'époque saâdienne au toit en pyramide recouvert de tuiles certes émaillées, avec un espace de balcon d'où l'on peut jouir d'un magnifique panorama. C'est l'un des points les plus suggestifs, surtout au coucher du soleil, quand mille reflets jouent dans les eaux du bassin. Partout règne une atmosphère de paix et dimensité.

